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Le cinéma

Les liens entre les Hauts-de-Seine et le cinéma sont riches : les studios de Boulogne-Billancourt viennent en premier à l’esprit, mais notre territoire a également accueilli de nombreux tournages, des célébrités sont originaires de notre département, tandis que les salles obscures s’y sont multipliées. Tour d’horizon du 7ème art alto-séquanais. Les liens entre les Hauts-de-Seine et le cinéma sont riches : les studios de Boulogne-Billancourt viennent en premier à l’esprit, mais notre territoire a également accueilli de nombreux tournages, des célébrités sont originaires de notre département, tandis que les salles obscures s’y sont multipliées. Tour d’horizon du 7ème art alto-séquanais.

Photographie de la salle de cinéma de l'Alcazar à Asnières. Entre 1960-1970. 1177W348/2
Photographie de la salle de cinéma de l'Alcazar à Asnières. Entre 1960-1970. 1177W348/2 © Archives départementales
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Au fil de plus d’un siècle d’histoire du cinéma, huit studios de tournage, dont les plus connus demeurent ceux de Boulogne, des entreprises de trucages, des fabricants de fauteuils de cinéma, des dizaines de salles, élisent domicile sur le territoire des Hauts-de-Seine. Des pionniers du septième art ont également vécu dans des communes du département, à commencer par le scientifique Etienne-Jules Marey qui aurait découvert le principe de la prise de vue cinématographique. Grâce à son invention, le chronophotographe sur pellicule mobile, il parvient à projeter des images décomposées.

Dès 1910, la construction de salles de cinéma et de studios se développe rapidement dans les Hauts-de-Seine. Les studios de l’Eclipse sont les premiers à s’implanter à Boulogne en 1908 et ont longtemps été dirigés par Louis Mercanton qui était aussi réalisateur.

Toujours à Boulogne, l’entreprise de Niepce et Fetterer (quai du Point-du-Jour à Billancourt),  spécialisée dans la construction de carlingues d’avion en contreplaqué se reconvertit après la Première Guerre Mondiale et leur matériel sert à fabriquer des décors de cinéma. Le réalisateur Henri Diamant-Berger décide de se servir de leur production pour ses films puis rachète l’usine et s’y installe. Ainsi naissent en 1923 les premiers studios français modernes de cinéma. Dès lors, de nouvelles techniques et des espaces plus imposants sont mis à disposition des réalisateurs. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les techniques développées rendent les studios de Boulogne comparables à ceux d’Hollywood. Auditoriums, salles de projection, salles de montage ont fait de ces studios un outil de travail très apprécié par les professionnels du septième art, tout près de Paris.

Des scènes de nombreux films, désormais mythiques, ont été tournées dans les studios de Boulogne : Napoléon d’Abel Gance, La passion de Jeanne d’Arc de Carl Theodor Dreyer, Les Orgueilleux, réalisé par Marc Allégret, Madame Bovary, la Chienne, la Grande illusion et Eléna et les hommes tous de Jean Renoir, Les Amants de Vérone tourné par André Cayatte, Juliette ou la clé des songes de Marcel Carné, Le Diable au corps de Claude Autant-Lara, Belles de nuit de René Clair, tous trois avec Gérard Philipe, Madame de… de Max Ophuls. Des productions américaines telles les Racines du ciel de John Houston, le Jour le plus long de Daryl Zanuck ou bien encore Moonraker, un film de la série des James Bond, ont utilisé ces studios.

Un grand nombre de scènes de films ont été également tournées sur des sites du département ; mairies, châteaux, parcs, tours de la Défense sont autant de décors que l’on peut apercevoir dans des films français ou étrangers : le Napoléon de Sacha Guitry à l’Orangerie de Sceaux ; les extérieurs des Diaboliques de Henri-Georges Clouzot à Saint-Cloud ; ceux du Chat, avec Jean Gabin et Simone Signoret à Courbevoie où furent aussi réalisées des séquences de Peur sur la ville avec Jean-Paul Belmondo, qui pour ce film, a traversé nombre de villes des Hauts-de-Seine.
A Rueil-Malmaison, une propriété cossue sert de cadre à plusieurs scènes des Tontons flingueurs de Georges Lautner, tandis qu’à Châtillon, la villa Frémont accueille un hôte de marque : Marlon Brando pour le Dernier tango à Paris. A Vaucresson Édouard Molinaro tourne des plans d’Oscar et à Bois-Colombes, la mairie est transformée en banque pour la Banquière avec Romy Schneider.
Le quartier de la Défense avec les buildings, le parvis et le boulevard circulaire deviennent des décors récurrents notamment pour le trio Carmet-Blier-Depardieu, de Buffet froid de Bertrand Blier, mais aussi pour quelques plans de Frantic de Roman Polanski avec Harrison Ford, de 36 qui des orfèvres d’Olivier Marchal ou de Stupeur et tremblements d’Alain Corneau.
Le parc de Saint-Cloud sert d’écrin aux feux d’artifice de Vatel de Roland Joffé et le hangar Y à Meudon des feux de la guerre d’Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet.

Enfin, de nombreux acteurs sont nés, ont vécu ou sont morts dans le département. Arletty et Louis de Funès sont nés à Courbevoie, Harry Baur à Montrouge. Maurice Chevalier a vécu et est inhumé à Marnes-la-Coquette, où Jean Marais possédait aussi une maison. Pierre Fresnay vivait avec Yvonne Printemps à Neuilly où Raimu est mort en 1946. Isabelle Adjani a grandi à Gennevilliers et Alain Delon est né à Sceaux.

Si les paysages urbains des Hauts-de-Seine continuent d’accueillir des tournages, les studios de Boulogne, eux, ont été rénovés et se sont tournés vers un autre média : la télévision.

Les salles de cinéma
 Le cinéma devient vite un spectacle populaire et dès 1896, il fait son entrée dans les fêtes foraines. L’architecture des premières salles de cinéma emprunte notamment beaucoup aux décors forains.
Des bâtiments se transforment pour accueillir la nouvelle invention comme la Justice de paix de Sceaux ou la salle paroissiale de Rueil. Puis dès 1910, les premières véritables salles de projection apparaissent. Même si toutes ces salles ne sont pas aussi luxueuses que le « Mignon Palace » à Boulogne, elles contribuent rehausser le prestige de ce qui est en train de devenir le 7eme art.

Dans les années 1930, la grande qualité du cinéma français accompagne la rénovation des salles obligées de s’adapter aux films parlants. Les salles deviennent aussi plus confortables comme le « Family Palace » à Malakoff ou plus innovantes en technologie comme le « Lux » à Bagneux.

Dans le milieu des années soixante, après un grand engouement, beaucoup de salles devenues vétustes ferment et la télévision concurrence le grand écran. Alors dans les années 1980, les municipalités prennent le relais en inscrivant le cinéma dans leur politique culturelle. Des salles sont rouvertes après des travaux techniques et d’embellissement et d’autres construites, permettant de maintenir ainsi avec succès l’activité cinématographique.

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