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1900 : le projet Courbevoie

Et si l’exposition de 1900 n’avait pas lieu à Paris intra-muros, mais en banlieue, ce qui permettrait de bénéficier de terrains plus vastes ? La question a été soulevée dès 1893, et de nombreux projets ont été proposés, dont celui très abouti de Courbevoie.

Le projet du Palais des Transports. 65PEG1
Le projet du Palais des Transports. 65PEG1 © Archives départementales des Hauts-de-Seine
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Par décret du 13 juillet 1892, est décidée pour 1900 une nouvelle exposition universelle à Paris. Afin de célébrer le nouveau siècle, cette exposition se doit d’être grandiose, et une commission, présidée par Alfred Picard, inspecteur général des Ponts-et-Chaussées mais surtout rapporteur de l’exposition de 1889, est chargée d’organiser l’événement et notamment de lui trouver un nouvel emplacement, celui de 1889 étant jugé trop petit. Au final, la commission reçoit 32 projets d’emplacements. Les projets les plus sérieux concernent des sites dans le centre de Paris, mais également en périphérie (bois de Boulogne et de Vincennes), mais aussi en banlieue, comme le projet « Paris-Courbevoie ».

Ce projet, initié par MM. Devic et Pelissier, respectivement ingénieur et publiciste, se situe sur le plateau de Courbevoie, et ambitionne de clore par un majestueux portique d’entrée, situé au rond-point de La Défense, la perspective engagée depuis le Louvre jusqu’à l’Arc de Triomphe. L’objectif de la commission étant notamment de trouver un vaste espace pour l’exposition, les promoteurs du projet Courbevoie ont vu grand : un terrain en forme d’un demi-cercle de 2 kilomètres de diamètre, séparé par de larges avenues en 5 zones, auxquelles répondent 5 palais : le Palmarium, ou Palais français, destiné à accueillir les Beaux-Arts, le Palais des Industries, le Palais du Métal, le Palais de l’Électricité, et le Palais des Transports, qui fait également office de gare centrale.

Il est également prévu de créer un lac, au centre duquel sera reproduit un geyser, également agrémenté d’une cascade de 100 mètres de large et de 35 mètres de haut. De plus, le programme envisage la création de théâtres, d’un vélodrome, ou d’un musée astronomique.

La plupart des infrastructures sont appelées à rester en place après l’exposition, afin de créer un espace de loisirs, de plaisirs et d’études, tandis que le budget évoqué lors de la présentation du projet est de 100 millions de francs.

L’objection principale à ce projet assez abouti est son éloignement du cœur de la capitale. Les promoteurs estiment au contraire que les 4 lignes de chemin de fer desservant déjà le plateau de Courbevoie suffiront à absorber l’affluence des visiteurs.

 

 

Malheureusement pour MM. Devic et Pélissier, il est rapidement décidé que l’exposition de 1900 devra rester dans Paris intra-muros, pour des raisons de transports, mais également de retombées économiques. L’emplacement finalement choisi englobe le Champ-de-Mars, l’esplanade des Invalides, et s’étend à la rive droite (Grand et Petit Palais).

 

 

 



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