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Le massacre des Gardes-Suisses

Les rois de France recrutent traditionnellement leurs gardes en Suisse depuis le début du XVIe siècle.  Ceux-ci assurent la garde extérieure des palais royaux. En 1792, ils sont impitoyablement massacrés jusqu’à leurs casernes de Rueil et Courbevoie.

Carte postale de la caserne de Rueil. 9Fi/RUE_447
Carte postale de la caserne de Rueil. 9Fi/RUE_447 © Archives départementales des Hauts-de-Seine
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Ces soldats sont logés le plus souvent chez l’habitant. Ils sont donc nombreux à l’ouest de Paris en raison de la densité des résidences royales. A partir de 1754 le roi leur donc fait construire les casernes de Rueil et de Courbevoie.



Dès l’été 1791 les propos royalistes tenus par certains d’entre eux provoquent en mars 1792 la dissolution du régiment des « Cent-Suisses ».



Pendant l’été 1792, Louis XVI refusant de sanctionner certains décrets notamment celui entraînant la dissolution de sa garde personnelle, la tension politique devient extrême à Paris et la situation extérieure si mauvaise que le 11 juillet l’Assemblée déclare la Patrie en danger. Début août, le général en chef des armées autrichienne et prussienne menace les  parisiens s’il est porté atteinte à la famille royale. La commune insurrectionnelle de Paris fait sonner le tocsin le 9 août au soir. De nombreux insurgés se dirigent alors vers les Tuileries, bien décidés à obtenir la suspension du roi.



Le matin du 10 août, le roi quitte le palais des Tuileries défendu notamment par 900 Gardes-Suisses. Un coup de feu venant de leurs rangs donne le signal à de sanglants combats entre défenseurs et assaillants. Lorsqu’enfin, le cesser le feu est ordonné par le roi, de nombreux morts jonchent le sol. Aussitôt, les Gardes-Suisses sont livrés à la fureur des assaillants qui en massacrent un très grand nombre. Les survivants se dirigeant vers leurs casernes de Rueil et de Courbevoie, sont arrêtés aux barrières de Neuilly ou du Roule. Les municipalités de Neuilly, Boulogne et Clamart en arrêtent certains. Le 14 août, tous les Suisses qui se trouvent encore dans les casernes de Rueil et Courbevoie sont emprisonnés. Après la condamnation et l’exécution immédiate du major Bachmann le 2 septembre  commencent les massacres de septembre à la prison de l’Abbaye (Saint-Germain-des-Prés). Après un simulacre de jugement, le verdict inéluctablement rendu est « à la force » ; sortis du guichet, ils sont immédiatement déchiquetés par les piques des « massacreurs ». Presque tous exterminés, certains seront inhumés à la Chapelle expiatoire.

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