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Louise et John, deux journalistes américains dans la tourmente russe

Un témoignage en duo sur la Russie avant et pendant la révolution prolétarienne (1917-1918)

Dix jours qui ébranlèrent le monde, John Reed - s.d
Dix jours qui ébranlèrent le monde, John Reed - s.d © Archives départementales des Hauts-de-Seine - C26 REE

Louise Bryant (1885-1936) et son mari, John Reed (1887-1920), arrivent à Pétrograd en septembre 1917. A leur arrivée, la révolution est en marche depuis six mois.

Tous deux,  journalistes et âgés d’une trentaine d’années, sont là pour couvrir la révolution bolchévique et partagent l’idéal socialiste.Les articles de Louise sont publiés dans la presse américaine ; ils seront repris en octobre 1918 dans un recueil Six reds months in Russia.Dans le même temps, John Reed écrit Ten days that shook the world qui sera publié en novembre 1919.

Leur vie a fait l’objet d’un film réalisé par Warren Beatty, Reds (1981), où Warren Beatty joue le rôle de John Reed  et Diane Keaton, celui de Louise Bryant. Le film court de leur rencontre en 1915 à Portland jusqu’au décès de John Reed à Moscou en 1920.

Louise passe toute sa jeunesse sur la côte ouest des Etats-Unis. Après des études universitaires dans l’Oregon, elle épouse en 1909 Paul Trullinger, dentiste à Portland et collectionneur d’art à l’esprit  bohème. Elle dessine et rédige des chroniques pour le journal local Spectator, et à partir de 1912 des poèmes et des récits pour le journal  Blast (San Francisco).

Proche des milieux anarchiste et féministe,  elle lutte auprès des suffragettes.

En 1915, elle rencontre John Reed.  Issu d’une famille aisée de Portland, ancien étudiant de Harvard, ses expériences le mènent toutefois vers le socialisme.

Il écrit pour The Masses, journal socialiste à la fois culturel et politique.  Reporter reconnu, ses chroniques sur la révolution mexicaine sont publiées dans Metropolitan Magazine et regroupées dans l’ouvrage Le Mexique insurgé. Ses articles sur la guerre dans les pays des Balkans et en Russie sont publiés en 1916 dans le livre The War in Eastern Europe.

En 1916, Louise quitte son mari et rejoint John à New York. Résidant à Greenwich Village, ils fréquentent les milieux radicaux de gauche ou révolutionnaire et artistique.  Ils se marient en 1916.

En 1917, ils projettent de partir en Chine pour couvrir la révolution menée par Sun Yat-sen à Canton. L’Amérique entrant en guerre en avril 1917 aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne,  leur projet échoue. Louise est envoyée en France comme correspondante de guerre.

Dès qu’ils apprennent que le pouvoir tsariste a été renversé par une révolution en mars 1917, le couple décide  de partir en Russie. John, antimilitariste et hostile à l’engagement militaire des Etats-Unis  trouve seulement The Masses et le quotidien socialiste New York Call pour l’accréditer comme envoyé spécial tandis que Louise est celle du Metropolitan et de Seven Arts.

Dans leurs articles, ils racontent la révolution comme ils la vivent au jour le jour en interrogeant  des acteurs connus ou anonymes. Ils sont ensemble au cœur des événements révolutionnaires : à l’Institut Smolny,  lieu de l’insurrection du 25 octobre et qui devient le quartier général bolchevik, au Palais d’Hiver, à l’Assemblée constituante de janvier 1918.

Leurs engagements antérieurs auprès des travailleurs combatifs et activistes radicaux aux Etats-Unis leur permettent d’entrer facilement en contact avec la population russe. Tous deux partagent l’espoir socialiste des ouvriers, des soldats et des paysans russes.

Le travail distancié de John s’appuie sur une lourde documentation pour reconstituer la trame chronologique de la révolution et sa compréhension politique. Tandis que celui de Louise témoigne de la vie quotidienne des Russes en pleine révolution, de ses rencontres avec  des protagonistes renommés comme Kerensky, Trotsky, Lénine  ou  inconnus de cette révolution, des événements auxquels elle assiste.

Elle exprime son ressenti, ses impressions. Elle décrit de manière didactique ce mouvement révolutionnaire à une société américaine alors en proie à la  propagande antibolchevique menée par le gouvernement des Etats-Unis et la presse américaine. Elle argumente du fait que  les bolcheviks ont choisi le camp de la démocratie en donnant le pouvoir au peuple (les soviets). Les rouges sont contre le régime autocratique allemand et qu’encourager leur adversaire (les blancs) serait contre l’engagement des Etats-Unis auprès des démocraties occidentales.

De retour sans John aux Etats-Unis en février 1918, ses articles sont publiés dans le Philadelphia Ledger puis dans Six red months in Russia en octobre. Rentré au printemps 2018, John rassemble ses observations dans Dix jours qui ébranlèrent le monde.

De janvier à mai 1919, ils courent les Etats-Unis pour une tournée de conférences  qui se termine en mai de la même année. Bien que leurs ouvrages et leurs conférences connaissent un succès populaire, la presse les prend à partie et critique vivement les bolcheviks.

Après  avoir participé à la naissance du Communist Labor Party aux Etats-Unis, John retourne en Russie en septembre 1919 pour faire reconnaître son parti auprès de l’Internationale communiste.

En mars 1920, il tente de retourner clandestinement aux Etats-Unis mais il est arrêté et emprisonné en Finlande, alors anticommuniste. Libéré en juin, il retourne à Petrograd où il participe au IIème congrès de l’Internationale communiste.

Restée aux Etats-Unis où les arrestations de militants et de sympathisants réactionnaires  (Emma Goldman, Alexandre Berkman) se multiplient sous le contrôle d’Edgar Hoover,  Louise arrive en septembre à rejoindre John, malade et déçu par le régime bolchevique où la corruption sévit.Atteint du typhus, il décède le 17 octobre 1920 à l’âge de 33 ans. Sa sépulture se trouve dans la nécropole du mur du Kremlin comme les révolutionnaires de 17.

Louise continue un temps son travail de journaliste en parcourant les pays orientaux qui commencent à tisser des liens avec la Russie bolchevique. Ses articles sont réunis dans Mirrors of Moscow (1923).

Puis commence une nouvelle vie pour Louise qui décède à Sèvres le 6 janvier 1936 à l’âge de 50 ans.

 

 

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