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Les réfugiés

J. Gautier, Un général de cinq ans, 1918
J. Gautier, Un général de cinq ans, 1918 © Archives départementales des Hauts-de-Seine

En France, la presse ne tarit pas d'éloges sur la résistance héroïque de la Belgique. La solidarité envers la population belge est immédiate. Pour accueillir les réfugiés qui affluent (1), de nombreuses opérations se mettent en place, de manière individuelle ou à l'initiative de certaines organisations humanitaires, dans un premier temps, car la question des réfugiés étrangers n'a pas été prévu au niveau de l'État. "Qu'il puisse y avoir des réfugiés était en effet inconcevable, puisque les armées françaises, vouées à l'offensive, devaient aller porter la désolation en terre ennemie. C'est donc à une situation inattendue que sont confrontés les pouvoirs publics. La loi du 5 août 1914 attribue à l'autorité militaire, qui peut le déléguer à l’autorité civile, "le droit de pourvoir, par voie de réquisitions, au logement, à la nourriture, au chauffage et, en cas de maladie, au traitement des individus et à la subsistance des individus qui […] auront déclaré se trouver sans moyens d'existence". Des secours en argent, de valeur variable, sont distribués dans les départements de l'intérieur. Une circulaire du ministre de l'Intérieur du 1er décembre 1914 précise ensuite que :

"Le principe essentiel de l'assistance aux réfugiés sans ressources est que l’Etat français doit pourvoir, avec le concours patriotique des populations, à leur logement, à leur subsistance et à leur entretien". Est alors créée une allocation versée aux réfugiés, dont le taux est fixé au même niveau que celui des allocations versées aux femmes de mobilisés : 1,25 franc par jour pour les adultes et 50 centimes pour les enfants" (2).

Pendant toute la durée de la guerre, le gouvernement va renforcer l’arsenal réglementaire et législatif en faveur des réfugiés. En attendant, en réponse  aux appels des pouvoirs publics, les premiers mois de la guerre voient se multiplier les  actions caritatives et bénévoles des particuliers.

1.  On estime entre un million trois cent mille et un million cinq cent mille les Belges ayant fuit leur pays, soit un cinquième de la population.

2. Philippe Nivet, "Les réfugiés de guerre dans la société française (1914-1946)", dans Histoire, économie et société, 2004, 23e année, n°2 : "La société, la guerre, la paix, 1911-1946",  p. 247-259.

Carte postale, 9Fi561
Carte postale, 9Fi561 © Archives départementales des Hauts-de-Seine
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