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Humanisme et littérature

300 éditions du 16e siècle, certaines fort rares, concrétisent de manière éloquente la place de l'humanisme dans la bibliothèque. Les imprimeurs, ardemment impliqués dans la diffusion des auteurs classiques comme de la littérature nouvelle, firent de leurs ateliers les lieux privilégiés de l'expression humaniste. Dans le fonds moderne, 19e et 20e siècles, 2200 volumes constituent un précieux complément à ces éditions anciennes.

Les oeuvres de Pierre de Ronsard, 1609, C00446
Les oeuvres de Pierre de Ronsard, 1609, C00446 © Archives départementales des Hauts-de-Seine

C'est aux érudits de la Renaissance (en Italie dès le 14e siècle, puis dans le reste de l'Europe aux 15e et 16e siècles) que l'on doit d'avoir exhumé, établi et traduit les textes de l'Antiquité classique, jusqu'alors oubliés, dénaturés, souvent transcrits à partir de manuscrits médiocres, déformés au fil des multiples copies. Et c'est aux imprimeurs de la Renaissance que l'on doit d'avoir fixé ces textes et de les avoir rendus propres à la critique littéraire et philologique.

Les textes classiques des auteurs grecs et latins représentent plus d'un tiers des éditions du 16e siècle. Dans la littérature grecque, dont un tiers est imprimé en grec, figurent tous les grands auteurs. La plus ancienne impression en caractères grecs est due à Filippo Giunta à Florence en 1516 : c'est l'édition princeps des œuvres de Xénophon. Pour la France, il s'agit de l'Iliade, imprimée par Jean Vatel à Paris en 1520.

La littérature française du 16e siècle se signale davantage par la rareté de certaines éditions que par son volume ; cependant, la richesse des fonds modernes dans ce domaine  en assure le prolongement. La poésie est représentée par Marot (L'Enfer, 1546) ; Ronsard (Œuvres, Paris, 1587) ; Antoine Baïf (édition originale des Jeux, 1572). Romans et contes s'illustrent avec Rabelais (premier et second livre des Œuvres, 1558), Jacques Yver (Le Printemps, 1572) ou Guillaume Bouchet (Les Serées, 1598). Le théâtre est principalement représenté par Robert Garnier (édition originale d'Hippolyte, 1573). Quant à Montaigne, parmi les 150 éditions de ses écrits, seule sa traduction de La Théologie naturelle de Raymond Sebon (1581) lui est contemporaine ; les Essais sont, en revanche, représentés par plusieurs éditions du 17e siècle. Pour conclure, on peut citer les ouvrages sur la langue françaises comme De la Precellence du language français (1579) et Introduction au traité de la conformité des merveilles anciennes avec les modernes en édition originale (1566) d'Henri Estienne, ou Deux oraisons françaises de Louis Le Roy (1576) ; sans oublier les noms de Maurice de La Porte, Etienne Tabourot, Pierre Boisteau, Gilles Corrozet, Guillaume Du Bartas.

La littérature italienne compte 110 éditions du 16e siècle, dont des œuvres d'Allemani, Bembo, Le Tasse, Picollomini, Laurent de Médicis, Machiavel ; de Boccace, huit éditions parmi lesquelles Il Decameron (1573) ; de Dante, La Divina commedia (1515) et Opere (1512). À l'actif de Pétrarque, Li Sonetti, canzone e triomphi (1513), Il Petrarcha (1553) imprimé sur papier bleu et Le Cose volgari di Messer Francesco Petrarcha, en première et seconde éditions aldines (1501 et 1514), premier livre italien imprimé avec les caractères italiques des Alde. On peut également indiquer ici l'existence, dans les ressources humanistes des fonds modernes, d'une édition de L'Enfer de Dante avec les illustrations de Gustave Doré en premier tirage (1861).

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