Bienvenue sur le site mobile des archives départementales des hauts-de-seine.

Nos missions

Histoire du département

Bibliothèque des Archives

Bibliothèque André-Desguine

Bibliothèque La Souvarine

Nos actualités

Plan du site

Contact

La Révolution française

L'ensemble constitué par les "Impressions révolutionnaires" est le fonds historique le plus homogène et, très logiquement, le plus riche en pièces originales : près de 500 titres publiés entre 1789 et 1799. Quelque 600 volumes en édition moderne (dont les œuvres des historiens de la Révolution : Michelet, Thiers, Lamartine, Blanc, Dulaure, Quinet, Cousin, Barante, Tocqueville, Aulard, Mathiez, Soboul) viennent en complément.

J. M. Brossais du Perray, Remarques et anecdotes sur le château de la Bastille, 1789, D04121
J. M. Brossais du Perray, Remarques et anecdotes sur le château de la Bastille, 1789, D04121 © Archives départementales des Hauts-de-Seine

Dans les années précédant la Révolution, hommes politiques et économistes échangent et diffusent les idées nouvelles, comme Mirabeau avec Essai sur le Despotisme (1775), Des lettres de cachet et des prisons d'Etat (1782), ou Linguet, avec L'Impôt territorial ou la Dîme royale (1787), Mémoires sur la Bastille (1783. Dans le même temps, les ministres en charge des finances se succèdent, s'affrontent, se justifient : Necker dans Compte-rendu au Roi (1781), De l'Administration des finances de la France (1784), Calonne dans Mémoire justificatif en forme de requête adressé au Roi (1787), Réponse à l'écrit de M. Necker contenant l'examen des comptes en 1774, 1776, 1781, 1783 et 1787 (1788). A ces débats vient s'ajouter, en 1790, la publication du Livre rouge, état des dépenses secrètes de la cour.

De nombreux récits permettent de suivre le déroulement des événements, lors des Etats-généraux (45 pièces relatives à leur convocation et à l'Assemblée des notables de 1788) ; de la prise de la Bastille (Carra, Mémoires historiques et authentiques sur la Bastille, 1789, Beffroy de Reigny, Précis exact de la prise de la Bastille, 1789) ; des Journées d'octobre 1789 (Chabroud, Rapport de la procédure du Châtelet sur l'affaire des 5 et 6 octobre 1789, 1790) ; dans les tribunaux révolutionnaires (Coittant, Almanach des prisons de Paris et Tableau des prisons de Paris sous le règne de Robespierre, 1794, Prudhomme, Dictionnaire des individus envoyés à la mort judiciairement, révolutionnairement et contre-révolutionnairement, 1796). 200 publications des différentes assemblées témoignent de l'effervescence législative : lois, décrets, discours, motions. On citera ainsi les travaux sur l'instruction publique de Talleyrand, Lakanal, Mirabeau ou l'abbé Grégoire. À remarquer également, 70 pièces sur la liberté de la presse et la répression des délits de presse.

Les sujets de réflexion sont éclectiques : Marat, Les Chaînes de l'esclavage (1792), Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1795), l'abbé Grégoire, Rapport sur la nécessité et les moyens d'anéantir les patois et d'universaliser l'usage de la langue française (1794), Barère de Vieuzac, Rapport sur l'état de la fabrication du salpêtre et de la poudre (1794). Concernant la famille royale, à l'exception de quelques pamphlets, les ouvrages ont essentiellement trait au procès de Louis XVI : Collection complète des opinions, discours et mémoires des membres de la Convention nationale, Testament de Louis XVI envoyé à la Commune de Paris le 21 janvier 1793, ou Cléry, Journal de ce qui s'est passé à la Tour du Temple pendant la captivité de Louis XVI (1798). Les questions traitant de la religion sont débattues dans une centaine de pièces (brefs du pape Pie VI, mandements d'évêques, instructions pastorales des prêtres réfractaires, polémiques diverses), complétées par une trentaine d'ouvrages ayant trait aux affaires religieuses sous l'Empire (Concordat de 1801, brefs et bulles du pape Pie VII). À côté des textes législatifs sur la liberté et police des cultes, les opinions s'expriment aussi sur la Constitution civile du clergé (Mirabeau, Projet d'adresse aux Français sur la Constitution civile du clergé ; Antraigues, Dénonciation aux français catholiques, des moyens employés par l'Assemblée nationale, pour détruire en France la religion catholique ; abbé Grégoire, Légitimité du serment civique exigé des fonctionnaires ecclésiastiques),  la vente des biens ecclésiastiques ou le mariage des prêtres.

La presse de l'époque est modestement représentée par quelques titres, d'une complétude inégale (Révolutions de Paris, Les Actes des Apôtres, Le Journal des Etats-Généraux, Le Vieux cordelier, Le Défenseur de la Constitution, La Feuille villageoise, L'Espion des campagnes, L'Accusateur public, Le Père Duchesne, Le Déclin du jour), étoffée d'une collection d'almanachs.

partager

Voir Aussi