Bienvenue sur le site mobile des archives départementales des hauts-de-seine.

Nos missions

Histoire du département

Bibliothèque des Archives

Bibliothèque André-Desguine

Bibliothèque La Souvarine

Nos actualités

Plan du site

Contact

La jeunesse ouvrière chrétienne (JOC)

Parmi les fonds d’archives privées, les Archives départementales conservent les archives d’une association dont le rayonnement national et international a été particulièrement important pendant le XXème siècle : la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC).

© Archives départementales des Hauts-de-Seine - 44J1043

La JOC est un mouvement d’action catholique apparu en 1926 à Clichy (Seine) à l’initiative de l’abbé Guérin et sur le modèle de la JOC belge fondée en 1925 par le Cardinal Joseph Cardijn.

Statuts
La JOC française se développe rapidement comme branche autonome et spécifique de l’Association catholique de la jeunesse française (ACJF) et devient, à la suite de l’accord du 21 septembre 1927, le seul mouvement de la jeunesse ouvrière de l’ACJF. Enfin, la JOC accède à une complète indépendance en prenant la forme juridique d’une association à but non lucratif (Loi du 1er juillet 1901) dont les statuts sont déposés le 5 mars 1937 . Elle continue néanmoins à être représentée dans les organes de l’ACJF jusqu’à la disparition de cette dernière en 1956.

Sièges
Initialement installée rue du Landy à Clichy (Seine), la JOC connaît successivement plusieurs sièges : 278, boulevard Raspail à Paris (14ème) en 1928, 7, rue Saint Vincent dans le 18ème arrondissement jusqu’en 1935 et, à compter du 22 septembre 1935, 12, avenue de la soeur Rosalie à Paris (13ème). Excepté la période de la guerre le siège ne change pas jusqu’à la fusion en 1987 de la JOC avec la Jeunesse Ouvrière Chrétienne Féminine (JOCF), et le transfert de la JOC au 246, boulevard Saint-Denis à Courbevoie (Hauts-de-Seine).

Actions et objectifs
Ce mouvement d’Église regroupe des jeunes de 14 à 25 ans issus de milieux populaires. Partant du constat de l’abandon du message de l’Église dans le milieu ouvrier, l’une des originalités de la JOC réside dans sa démarche originelle qui  consiste à pratiquer l’apostolat du semblable par le semblable. Elle rompt en cela avec la démarche traditionnelle de l’ACJF et ouvre la porte à la création des mouvements d’action catholique spécialisée de la jeunesse (Jeunesse Agricole Catholique, Jeunesse Étudiante Chrétienne, ...).
La JOC se définit rapidement comme un “ mouvement de conquête de la classe ouvrière ”, mais elle ne se limite pas à ce simple aspect puisqu’elle se veut une école de la vie. Cet accompagnement des jeunes travailleurs passe aussi par un rôle de représentation sociale auprès des autorités publiques et privées.
La démarche se veut très pragmatique en partant des réalités rencontrées sur le terrain et qui font l’objet d’enquêtes. Ces enquêtes doivent aboutir à l’accomplissement de la pédagogie jociste : “ voir, juger, agir ”. L’action revendicative a quant à elle très tôt privilégié les revendications qualitatives (conditions de travail, …) ce qui la rend très novatrice.

Organisation
L’organisation de la JOC repose, à l’échelon le plus fin, sur la section qui s’étend le plus souvent à une paroisse. La section, animée par un comité, est composée d’équipes de quartier. Les membres de la section se retrouvent fréquemment en Cercle d’Études (CE). Ces cercles d’études ne se veulent pas le prétexte à des exposés théoriques, mais au contraire le lieu d’échanges sur les conditions de vie et les mentalités des personnes du milieu dans lequel évolue le jociste (rue, atelier, famille, localité). Afin d’habituer les participants à porter un jugement sur ce qu’ils ont constaté et non sur des idées préconçues, les membres des cercles d’études se livrent à des enquêtes (vie matérielle et morale du jeune travailleur, …). Certaines de ces enquêtes donnent lieu annuellement à une campagne nationale par affiches, tracts, presse (campagne pour la sécurité du travail -1930-, contre le chômage 1934).
Les sections jocistes sont regroupées en fédérations, animées chacune par un comité fédéral. Les représentants des fédérations forment le Conseil National de la JOC appelé également Fédération nationale. Le Conseil choisit parmi ses membres des représentants destinés à siéger au comité exécutif qui assure collégialement la direction du mouvement et désigne un Secrétaire général.
Le secrétariat général, qui assure la responsabilité de l’ensemble du mouvement, est composé de l’Aumônier général (Georges Guérin jusqu’au mois de juin 1950) et de ses adjoints, ainsi que des permanents du mouvement.
Cette organisation est complétée au niveau national par des services destinés à répondre à des besoins spécifiques : pré-jocistes, service des soldats, service des loisirs, de protection du travail, service des malades ...
Cependant l’organisation telle qu’elle vient d’être définie ci-dessus a été soumise à des variations après-guerre, avec notamment la création de l’échelon régional, qui est également appelé “ province ” ou “ secteur ”.

Intérêt du fonds
Le fonds est constitué des archives centrales de la JOC pour la période 1926-1987 ; il reflète l’activité des différents organes de la JOC : délibérations des conseils nationaux, des conseils centraux, et, de manière plus récente, les documents relatifs aux sessions nationales (à partir de 1973) et aux sessions d’études régionales. Le fonds est également très riche sur les aspects internationaux de l’action de la JOC.
Au delà le fonds éclaire les relations de la JOC avec l’Église et les autres mouvements d’action catholique mais aussi avec certains syndicats. Par la période couverte, il offre une approche différente des grands problèmes qui ont agité la société française depuis les années trente mais aussi de l’évolution de la spiritualité.
La présence de collections très complètes de périodiques édités par la JOC (Jeunesse Ouvrière, Équipe Ouvrière...) mais aussi de calendriers, livrets et enregistrements de chants, photographies constitue autant d’objets d’études potentiels.
Ce fonds ouvert, de 188,5 m/l et dont environ 31 m/l restent à classer, coté 44 J, est doté d’un instrument de recherche provisoire constitué par un fichier par série selon le plan de classement  adopté pour la JOCF.  Il a fait l’objet d’un contrat de dépôt en 1993 qui précise série par série la communicabilité des documents. Des documents de la période 1931-1990 conservés par le Secrétariat de la JOC/JOCF, ont fait l'objet d'un dépôt complémentaire le 11 octobre 2001 et sont décrits dans un inventaire détaillé.

Fonds complémentaires
- Archives départementales des Hauts-de-Seine : 45 J, fonds de la Jeunesse ouvrière chrétienne féminine
- Archives départementales des Hauts-de-Seine : 46 J, collection d’imprimés déposés par la Jeunesse ouvrière chrétienne
- Archives de l’aumônerie de l’Action catholique  : papiers du Père Guérin
- Archives départementales des Hauts-de-Seine : 56 J, papiers de Madame Jeanne Picard-Aubert, fondatrice de la JOCF, secrétaire générale de 1928 à 1939

partager

Voir Aussi

  • LA JOC féminine (JOCF)

    Créée sur le modèle masculin, la JOC féminine voit officiellement le jour en 1931. Ses archives sont également conservées aux archives départementales des Hauts-de-Seine (45J).

    En savoir plus