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Les modèles classiques


Les développements de l’éclectisme et de l’historicisme conduisent les amateurs et les architectes à retrouver des styles apparentés aux périodes passées. Les différents règnes du XVIIe siècle deviennent autant de champs esthétiques à partir desquels on reconstitue des formules et des propositions plastiques.

La maison Guerlain, 18, rue Ménelotte
La maison Guerlain, 18, rue Ménelotte © CD92 photo E. Juguet



Le néo-Mansart

Les premières  constructions d’inspiration Louis XIV peuvent être rassemblées sous le vocable d’architecture "néo-Mansart", en référence plus ou moins exacte au célèbre architecte de Louis XIV Jules Hardouin-Mansart (1646-1708).

Le néo-Mansart constitue une des premières références employées à Colombes dans la construction de maisons de campagne au milieu du XIXe siècle. Au 18 avenue Ménelotte, La maison Guerlain, réalisée en 1853, en est un exemple emblématique.

On peut observer différentes variantes de ce style dans plusieurs édifices de la ville. Ces demeures aux formes simples mais de taille imposante, s’adressent à une clientèle aisée. La façade est symétrique, en pierre ou en enduit blanc. Elle est ornée de modénatures situées entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Les fenêtres sont parfois surmontées de frontons et d’éléments sculptés posés en clef, assez légers. Les toitures couvertes d’ardoise observent le plus souvent la forme d'un comble brisé appelé toit Mansart; percées de lucarnes, elles occupent le second niveau de l’édifice.

Outre la maison Guerlain - qui  héberge aujourd’hui  la fondation "Perce-Neige" accueillant des personnes handicapées - on peut observer plusieurs maisons de ce style dans Colombes : au 58 avenue de l’agent Sarre, au 28 rue Halphen, au 32 rue des Lilas et au 78 rue de l’Industrie.


Néo- Louis XIII

On trouve également des demeures au style plus marqué, dotées de toitures hautes visant à accentuer l’effet monumental. Ces toits en hauteur se posent sur l’ensemble du corps de logis ou uniquement  sur une travée, au choix sur la travée centrale ou sur une travée latérale.

Sur ce  type de construction, le traitement de la façade varie, passant à une inspiration Louis XIII, jouant du contraste des matériaux et  cherchant à copier le style brique-pierre-ardoise. Les chaînages des retours d’angle et les encadrements des fenêtres étaient originellement constitués de pierre blonde traitée en bossage sur un fond de mur en brique rouge. Ici, dans ces constructions de banlieue, c’est la brique teintée, ou peinte en blanc ou beige sur les chaînages et les encadrements, qui  permet de retrouver le même effet, sans usage de la pierre et à moindre coût.

On peut en trouver des exemples au 61 rue Félix Faure, au 11 rue Besson, au 36 rue Julien Gallé, ou encore au 50 avenue Anatole France. Certaines maisons construites dans ce style néo-Louis XIII ont depuis été repeintes d'une couleur unie.


Des réalisations plus mélangées

L’éclectisme peut  conduire à des réalisations mêlant des sources diverses au classicisme, grâce à quelques éléments ajoutés. La maison rose du 27 rue des Lilas, avec ses décors de stucs, en constitue un premier exemple. L’association de néo- Louis XIII et de style néo-Mansart au 12 rue Henri Litolff en offre un second.

Les maisons du 3 rue Henri Martin et du 130 rue Hoche présentent un mélange de références et de styles, conservant l'inspiration ardoise-pierre-brique mais inversant l’usage des matériaux. Les chainages sont désormais en brique rouge aux angles des maisons, les travées sont dissymétriques et se composent de différents types de toiture. Apparaît ainsi un style particulier propre à la banlieue.
Au 130 rue Hoche, la brique est réservée à l’encadrement des fenêtres, au chainage des retours d’angle des façades et à la construction d’une tourelle carrée latérale, le pan de mur est lui constitué d’un nouveau matériau : la meulière.

De grandes demeures bourgeoises, ou des maisons doubles tout aussi imposantes, vont ainsi revisiter les styles inspirés de l’époque classique en conservant le caractère monumental des hauts toits à forte pente, en employant la meulière pour les murs de façades et une brique blonde imitant la pierre pour les retours d’angle.
Le 35 rue Jean Mermoz et les 5-7 rue de Villiers (maison double) en constituent une bonne illustration.

Une toiture de style néo-Mansart au 58, avenue de l'agent Sarre
Une toiture de style néo-Mansart au 58, avenue de l'agent Sarre © CD92 photo E.Juguet
Détail du toit de style Mansart au 28, rue Halphen
Détail du toit de style Mansart au 28, rue Halphen © CD92 photo E. Juguet
Néo-Louis XIII au 61, rue Félix Faure
Néo-Louis XIII au 61, rue Félix Faure © CD92 photo E.Juguet
11, rue Besson : architecture brique et pierre
11, rue Besson : architecture brique et pierre © CD92 photo E. Juguet
50, avenue Anatole France : architecture néo-classique
50, avenue Anatole France : architecture néo-classique © CD92 photo E. Juguet
La maison rose du 27, rue des lilas
La maison rose du 27, rue des lilas © CD92 photo E. Juguet
Architecture composite au 3, rue Henri Martin
Architecture composite au 3, rue Henri Martin © CD92 photo E. Juguet
130, rue Hoche
130, rue Hoche © CD92 photo E. Juguet
Ardoise, brique et meulière au 5-7 rue de Villiers
Ardoise, brique et meulière au 5-7 rue de Villiers © CD92 photo E. Juguet
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