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Eclectisme et Historicisme


La banlieue s’est construite avec une grande variété de styles architecturaux et une forte créativité. Cela est particulièrement vrai des années 1880-1930 au cours desquelles le tissu urbain s’étend dans le Département  jusqu’à couvrir pratiquement tout le territoire qui correspond aujourd’hui à celui des Hauts-de-Seine.
Colombes s’est transformée sur cette période et conserve, dans ses maisons, ses villas et ses premiers immeubles d’habitation, la trace de cette invention urbaine.

Variété de styles, diversité des matériaux, l'éclectisme aura fortement marqué la ville dans les premières phases de son développement urbain.

La Cour vitrée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts, carte postale ancienne
La Cour vitrée de l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts, carte postale ancienne © DR


On peut situer l’éclectisme à partir du XIXe siècle. Un premier éclectisme dit « simultané », favorise la recherche  de styles du passé que l’on assimile à des fonctions précises. Un projet architectural est entièrement régi par un style donné. Un second éclectisme, dit « de synthèse », mélange et confronte des motifs qui résultent de références diverses.
L’éclectisme concilie ainsi différentes influences, dont les styles historiques, mais aussi les styles exotiques comme le néo-mauresque, le style pittoresque qui s’illustre dans les villégiatures ou encore le régionalisme. L’éclectisme puise dans ces différentes influences pour créer de nouveaux types d’édifice en intégrant des éléments inédits et originaux.

Sur le plan technique, l’éclectisme bénéficie des apports de la révolution industrielle. Il utilise de nouveaux procédés constructifs, notamment grâce à l’emploi du fer et de la fonte dans la réalisation des structures. Il va permettre d’alléger les appuis et de dégager les espaces, comme on peut le voir, à Paris, dans la Cour vitrée de l’École nationale supérieure des Beaux-arts, réalisée par Félix Duban (1797-1870) entre 1830 et 1860. Ce style parvient à établir un compromis entre une nouvelle rationalité, technique et sociale, et ce que l’on a appelé historicisme.

En banlieue, l’éclectisme appliqué à la construction des logements revêt des proportions variées, mais parfois spectaculaires. Il offre ainsi  une variété assez extraordinaire que nous vous invitons à découvrir.


L’historicisme reconstitue différents éléments provenant d’œuvres historiques en une synthèse appliquée à un édifice moderne. Composante de l’éclectisme, il puise dans l’histoire de l’art des styles du passé.
Dans le domaine architectural, les influences historiques étaient déjà présentes dès le XVIe siècle. L’architecture classique sollicite quant à elle l’Antiquité et la Renaissance. Une tendance que le courant néo-classique poursuit au XVIIIe siècle. Le courant architectural historiciste du XIXe siècle vient ajouter d’autres époques de référence et en particulier le Moyen Âge, au travers des styles néo-gothique et néo-roman. Il revisite également la Renaissance et les styles Rocaille ou néo-classique.

Si l’historicisme peut parfois cultiver le pastiche, il existe également sous une forme plus «raisonnée», laquelle a contribué à la reconnaissance du patrimoine issu de toutes les époques et à l’intégration urbaine des monuments.

À Colombes, les bâtiments emprunts de caractéristiques historicistes ont  pu donner du cachet et de l’ampleur à des demeures de proportions modestes.

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