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Les cartes et plans du XVIe au XVIIIe siècles



À partir du XVIe siècle, et surtout au XVIIe siècle, les cartes topographiques bénéficient du progrès des techniques qui permettent de mieux couvrir le territoire. Les avancées scientifiques apportent de réelles précisions. La cartographie devient géométrique. 

Les opérations de cartographie se multiplient et concourent à l’administration des territoires, durant tout le XVIIIe siècle. On trouve de nombreux documents d’arpentage et les plans terriers et cadastraux constituent des documents utiles à l’administration fiscale.

Plan détaillé du bourg de Nanterre levé en 1778, version assemblée à partir des documents conservés aux Archives nationales.
Plan détaillé du bourg de Nanterre levé en 1778, version assemblée à partir des documents conservés aux Archives nationales. © Archives nationales de France 1778/CP/N/IV/Seine/9

 Au XVIIe siècle, les cartes topographiques bénéficient du progrès des techniques qui permettent de mieux couvrir le territoire. Les avancées scientifiques apportent de réelles précisions. La cartographie devient géométrique. Les cartes se multiplient, surtout au XVIIIe siècle, et concourent à l’administration des territoires, à travers l’établissement des impôts et le renouvellement du tracé des routes.
Les opérations de cartographie se propagent ainsi dans les États provinciaux et les diocèses. Concernant les plans, on trouve de nombreux documents d’arpentage à l’échelle d’un domaine ou d’une commune dès le XVIe siècle. Les plans terriers et cadastraux constituent des documents utiles à l’administration fiscale(1).

En vue de dresser un aperçu général de la cartographie historique des Hauts-de-Seine, il convient d’examiner les documents résultant des inventaires seigneuriaux qui connurent des améliorations successives au fil des siècles.


Documents planimétriques et plans terriers
 


Avant l’apparition de la cartographie moderne au XVIIe siècle, des plans fournissent de nombreuses informations sur l’histoire d’un territoire. Les domaines nobiliaires, les communes, les villages, les hameaux, les bois et les forêts font ainsi l’objet de plans et de documents d’arpentage. Les plans terriers, instruments de mesure de la terre pour l’organisation seigneuriale, servent à l’évaluation des redevances que les tenants des parcelles doivent au seigneur.
Créé en 1691, le dépôt des terriers de la Chambre des comptes de Paris réunit l’ensemble des terriers du pays. Il brûle hélas en 1737. L’administration royale procède alors assez vite à des reconstitutions.
A la Révolution, les dépôts des fiefs et des terriers échappent à la destruction et sont transférés au dépôt général du Louvre. Des volumes de l’ancien dépôt des terriers et d’autres registres sont ensuite versés aux Archives nationales, pour l’essentiel, dans la partie « Terriers » de la série P. D’autres terriers sont classés dans les sous-séries Q1 (Domaines) et O1 (Maison du Roi). (2)


La naissance de la cartographie moderne au XVIIe siècle : Les cartes nationales

Les progrès scientifiques accomplis à partir de la seconde moitié du XVIIe siècle permettent de dresser des cartes justes sur le plan topométrique, couvrant de vastes territoires sur l’ensemble de la France. Les Cassini, famille d’astronomes et de géographes originaire d’Italie, joue un rôle majeur dans l’histoire de la cartographie française. L’aventure commence avec Jean-Dominique Cassini dit Cassini 1er (1625-1712), astronome savoyard. Ce dernier est appelé en France par Colbert en 1669. Il est naturalisé et devient membre de l’Académie royale des sciences. Ses descendants, notamment César François Cassini de Thury dit Cassini III (1714-1784) et son fils Jean-Dominique Cassini dit Cassini IV, vont dresser sur une période de cinquante ans la première carte couvrant la totalité de la France, en s’appuyant sur une triangulation géodésique, fiable géométriquement. La carte dite de Cassini est ainsi publiée entre 1756 et 1815, à partir de levés réalisés entre 1756 et 1789. La carte ne localise pas précisément les habitations ou les limites des marais et forêts, mais le niveau de précision du réseau routier ancien est de qualité. (3)


A partir de la Carte de Cassini, deux projets cartographiques seront conduits : 
- La Carte de France de Louis Capitaine, réduction au quart de la carte de Cassini et présentée en 1790.
- L’Atlas national de France par département réalisé par Pierre Grégoire Chanlaire et Pierre Dumez suite au décret du 19 janvier 1790.


Atlas des routes de France dit Atlas Trudaine

Il s’agit d’une série d’atlas réalisés entre 1745 et 1780 sur ordre de Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées. Ils constituent une collection de 62 volumes totalisant plus de 3000 planches dont l’objectif était d’inventorier et de documenter le réseau routier français et de tracer les projets d’amélioration de ce dernier. Ils décrivent avec précision le paysage dans lequel l’aménagement doit s’insérer (Échelle : 1/8640).
(4)


1. FOUGERES M. Plans cadastraux de l'Ancien Régime. In: Mélanges d'histoire sociale, N°3, 1943. pp. 55-70
2. BRUNEL Ghislain, GUYOTJEANNIN Olivier, MORICEAU Jean-Marc, LALAGUE-GUILHEMSANS Marie-Thérèse, Terriers et plans-terriers du XIIIe au XVIIIe siècle. Actes du colloque de Paris (23-25 octobre 1998), Rennes, 2002

3. Cette carte est conservée au service historique de l’armée de terre. Consultable sur le géoportail de l’IGN , et sur le site  http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php . En 1940, le Service géographique de l’Armée, qui  avait pour mission de travailler sur la Carte de France devient un organisme civil, l’Institut géographique national (IGN).
4. Document conservé aux Archives nationales, cote CP/F/14/*8443 à 8507.

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