Bienvenue sur le site mobile des archives départementales des hauts-de-seine.

Nos missions

Histoire du département

Bibliothèque des Archives

Bibliothèque André-Desguine

Bibliothèque La Souvarine

Nos actualités

Plan du site

Contact

Nanterre (2014)

Usine du Docteur Pierre au début du XXe siècle : la façade et les jardins vus par les voyageurs du train Paris -Saint-Germain
Usine du Docteur Pierre au début du XXe siècle : la façade et les jardins vus par les voyageurs du train Paris -Saint-Germain © Archives départementales - Clichés Vincent Lebfevre
Agrandir l'image

 

Nanterre :

18 avenue du Général Gallieni

Site dit "du Docteur Pierre"

 

Situé le long de la ligne de chemin-de-fer Paris-Saint-Germain, entre les gares de Nanterre-Université et Nanterre-Ville, cet emplacement était occupé jusqu’en 2013 par une usine de la société Natalys, marque de vêtement pour enfants.

La plupart des bâtiments ont été démolis, à l’exception de deux édifices construits au début du XXe siècle, l’usine du Docteur Pierre et le pavillon du directeur, qui seront réhabilités dans le cadre du projet d’aménagement de la Société d’économie mixte de Nanterre (SEMNA).
Les bâtiments de cette usine, et plus particulièrement ses façades et sa couverture principale, sont inscrits à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Ils font partie du patrimoine industriel de la ville de Nanterre.

L’usine fut édifiée en 1900 par Albert Aubert, architecte nommé par la ville de Nanterre. Cet architecte est à l’origine de la construction de plusieurs immeubles dans le quartier de la gare, et de villas bourgeoises.

Le projet fut impulsé par Alexandre Chouët, l’un des beaux-fils de Pierre Mussot, fondateur de la marque « Docteur Pierre », médecin de formation qui créa son entreprise vers 1840.

L’usine est composée d’un bâtiment principal selon un plan en U autour d’une cour centrale et de deux ailes terminées par un pavillon carré. Le corps central est surmonté d’une coupole à lanternon. À proximité de ces bâtiments, il existait plusieurs installations dont un distillateur de menthe.
L’ensemble était entouré d’un jardin et de plusieurs parcelles exploitées pour la culture de la menthe poivrée qui servait à la fabrication de poudres et de pâtes à dentifrice ainsi que de lotions bucco-dentaires. Une partie de ces jardins étaient encore accessibles en 2014, entre l’usine et la voie de chemin-de-fer.

Industrie de luxe pour l’époque, ce projet de construction prévoyait de remplacer la fabrique d’Asnières devenue trop étroite, et d’acquérir un emplacement où la nouvelle usine pourrait être admirée de tous. C’est la raison pour laquelle elle fut édifiée le long de la ligne de chemin de fer de Paris à Saint-Germain. Les voyageurs de cette ligne ont pu contempler la façade et le jardin pendant plus d’un siècle.

Si l’entreprise connaît un essor important au début du siècle, peu d’informations nous renseignent sur sa situation pendant la Première Guerre mondiale. En 1923, elle fusionne avec la société Forvil, fabricant de parfums et de cosmétiques notamment connu pour la fameuse brillantine de nos grands-mères ! En déclin progressif depuis la Seconde Guerre mondiale, elle est rachetée à la fin des années 1960 par le groupe Bristol Myers Co, qui la cède en 1970 à la société Natalys.

Le diagnostic a été effectué par l’Inrap en partenariat, défini par une convention, avec le service archéologique départemental des Hauts-de-Seine.

Usine du Docteur Pierre au début du XXe siècle : l'aile ouest et le champs de menthe poivrée
Usine du Docteur Pierre au début du XXe siècle : l'aile ouest et le champs de menthe poivrée © Archives départementales - Clichés Vincent Lebfevre
Agrandir l'image
Usine du Docteur Pierre : le distillateur de menthe
Usine du Docteur Pierre : le distillateur de menthe © SHN Bulletin n°45
Agrandir l'image
Le site du Docteur Pierre peu avant la réalisation du diagnostic (novembre 2014)
Le site du Docteur Pierre peu avant la réalisation du diagnostic (novembre 2014) © Archives départementales - Clichés Vincent Lebfevre
partager